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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 19:00

Le blog parle essentiellement de jeux amateurs, comme vous avez pu le constater.

Pourquoi ? Parce que j'ai trouvé que cet univers avait ses qualités.
Pourquoi ? Parce qu'il m'évoque de bons souvenirs.
Pourquoi ? Parce que j'aime bien les jeux rétro...
... et pourquoi ce que j'écris là n'a aucun sens ? Parce que je n'arriverai pas à résumer mon point de vue à ce sujet en quelques lignes, d'où cet article.

Voici mes explications complètes (bon, c'est subjectif, évidemment), qui, aussi étonnant que cela puisse paraître, commence par quelques mots phrases paragraphes sur les jeux commerciaux à l'heure actuelle... et aussi mon rejet pour ceux-ci !


Les jeux commerciaux ne sont plus ce qu'ils étaient

Bon, je ne suis pas vraiment le mieux placé pour en parler vu que je n'y joue que très rarement. Toutefois, cette opinion est plutôt partagée : les jeux vidéo semblent en déclin. Pourquoi donc ?
Eh bien, déjà, j'ai envie de parler de jeux "commerciaux" plutôt que "professionnels", car c'est vrai que la plupart des jeux dont on entend parler sont évidemment payants. Bon, ça paraît naturel, mais parfois, on râle car ils ne sont pas "à la hauteur" pour certains hardcore gamers.

D'une part, certains "jeux" profitent des nouvelles technologies et en oublient souvent qu'à l'origine, ils sont sortis sur des consoles destinées aux jeux... mais après tout, pourquoi se priver de ces merveilles de technologie pour faire des programmes apparemment plus utiles que de simples jeux addictifs... ça se défend, certes, mais encore faut-il voir les "jeux" en question : même si un Wii Fit peut apparemment permettre de garder un peu la forme ou qu'un Dr. Kawashima permet de garder son cerveau entraîné (quoique certaines études affirment que manger une salade serait plus efficace...), pour certains de ces programmes, le concept semble un peu friser le ridicule. Pour la petite histoire, au sujet de la politique "casual" de Nintendo, j'avais pour devise "A quand la méthode DS pour arrêter de fumer ?"... et, devinez quoi, ils ont osé la faire...

D'autre part, d'autres jeux apparaissent plus clairement comme étant commerciaux que d'autres... il suffit de voir le sujet du jeu qui a été adapté. Et rien que le fait qu'il ne soit adapté paraît un peu ridicule car on peut se demander ce que le jeu apporte... par exemple, quel intérêt d'acheter un A prendre ou à laisser sur console si le principe du jeu est censé être basé sur l'aléatoire et que, bien sûr, le seul argent que vous risqueriez de toucher serait purement virtuel ? Autant acheter quelques paires de dés ou organiser une loterie chez soi. Bref, même si une adaptation de certains jeux télévisés pourrait être intéressante, la plupart du temps c'est plutôt raté. Et dans cette catégorie, ce ne sont pas les seuls... en effet, certains phénomènes surfent sur la vague de la mode et essaient de se décliner sous maintes formes commerciales, y compris en jeu vidéo. Ça avait été le cas de Bienvenue chez les ch'tis, d'ailleurs... et au final, les critiques en disaient long à ce sujet (en jeu vidéo, bien sûr, pas en film). Certes, ce n'est pas nouveau : même à l'époque de la Nes, on trouvait bien des adaptations des films en vogue à ce moment-là, comme Star Wars ou Retour vers le futur. Mais peut-être celles-ci se montraient un peu plus imaginatives qu'un amas de mini-jeux, qu'on trouve fréquemment lorsqu'il s'agit d'adapter quelque chose en jeu vidéo.

Un amas de mini-jeux... ça a d'ailleurs un nom : le party-game. Ce n'est pas un genre si nouveau que ça (on trouvait bien des Mario Party sur Nintendo 64), mais, il a connu ses heures de gloire récemment. Il faut dire qu'il a tout pour plaire, aux développeurs comme aux joueurs : il est facile à concevoir, il n'a pas besoin de beaucoup de cohérence, et c'est l'idéal quand on veut jouer à quelque chose sans forcément y rester pendant des heures. Par ailleurs, les consoles voulant se présenter comme étant de plus en plus conviviales et familiales, c'est aussi le nec plus ultra quand on veut jouer à plusieurs.
Mais (car il y a évidemment un mais), il a quand même une mauvaise réputation parmi les gamers pure souche : en effet, il est souvent considéré comme une solution de facilité. Forcément, il n'y a plus besoin de concevoir un moteur original pour tout le jeu, il suffit de faire quelques mini-jeux et d'assembler le tout sur le même support. Du coup, on espère difficilement vivre une aventure longue et passionnante avec des jeux pareils.
Mais vu que la mode est à ce qui se joue vite et partout, ça risque encore de durer... il suffit de voir les smartphones qui proposent des applications pour jouer, et qui, mine de rien, pourraient très bien concurrencer les consoles de jeux vidéo... si ce n'est déjà fait !

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Eh ben, je vais avoir du mal à m'adapter, moi...  


Enfin, parmi ce qui reste, et ce à quoi un joueur averti est plutôt habitué, eh bien il y a du bon et du moins bon... dans le tas, citons par exemple des jeux qui se font une place confortable à l'heure actuelle, comme Hotel Dusk ou le professeur Layton, qui semblent au moins plus appropriés pour la DS qu'un Mario plateforme comme New Super Mario Bros... 


Le cas des séries

Tiens, justement, parlons de Mario... c'est justement un bon exemple pour parler des choix de certaines séries, et de leurs conséquences sur les jeux qui en découlent et le plaisir des joueurs.

Pourquoi ? Eh bien... disons qu'à l'origine, Mario est réputé pour ses jeux de plateforme en deux dimensions depuis le mythique Super Mario Bros. de la Nes... et qu'aujourd'hui, ce n'est plus forcément le cas quand on voit en masse des dérivés de Mario Kart, Super Mario 64, Mario RPG, etc. Malgré des épisodes récents inspirés du rétro comme New Super Mario Bros, ce n'est plus exclusivement du plateforme 2D...
Bon, certes, ce n'est pas nouveau, après tout on voyait déjà un Super Mario Kart et un Super Mario RPG se pointer sur Super Nes. Mais à l'époque, le plateforme primait encore avec Super Mario World, ou encore Yoshi's Island, bien qu'on puisse le considérer un peu comme un spin-off... donc un produit dérivé ou deux, ça va, c'est quand il y en a plusieurs que ça risque de dénaturer la série... je ne dis pas que les produits dérivés c'est mal (après tout, c'est aussi parce qu'ils sont de très bonne qualité qu'ils ont du succès) mais qu'il ne faut cependant pas oublier les sources.

Bon, ce n'est pas vraiment le cas de toutes les séries : en fait, elles ont toutes leur cas à elles.

Par exemple, Kirby, entre temps, a changé de style graphique (voire même de style de jeu peut-être... je dirais, après The Crystal Shards), ce qui n'a pas forcément plu à tout le monde, le charme de la série n'étant pas resté le même. Je resterais par exemple plus admiratif envers les premiers jeux Kirby sur Gameboy ou Nes qu'envers d'autres sur la DS.
Rayman, qui avait marqué les esprits avec ses premières versions de jeu, a, pour sa part, fini par être accompagné de lapins crétins, ce qui n'était pas forcément du goût de tout le monde... d'autant plus que le style de jeu avait aussi fini par dériver vers le très tendance party-game. A tel point même que les lapins crétins eux-mêmes se sont faits la malle pour leur propre jeu... mais bon, ça ne veut pas forcément dire que Rayman est définitivement évincé, et pour preuve, il sera de retour dans un certain Rayman Origins. Cependant, même si l'intention est bonne (avec un retour aux origines clairement annoncé), le projet semble avoir moins de moyens que du côté des lapins crétins, étant donné qu'il sortira avec un peu plus de retard que prévu, pendant que les lapins crétins auront sorti deux jeux de leur côté... cela dit, le fait de développer le projet "à l'ancienne" n'est pas forcément un mauvais choix non plus.
Zelda, en revanche, n'a pas été trop polluée par des spin-offs à tire-larigot (à peine quelques-uns, ce qui est ridicule comparé à Mario), ce qui lui assure encore de la popularité. Même si certains changements comme le style "cartoonesque" de The Wind Waker n'ont pas forcément plu à tout le monde, la série persiste.


Tout ça pour dire quoi ? Eh bien que pas mal de séries ont connu de grands succès essentiellement à leurs débuts (c'est par exemple le cas de la série des "Mana" avec le mythique Secret of Mana) et que la plupart d'entre elles finissent par décevoir certains fans.
Donc, apparemment, ce qui s'imposerait, ce serait plutôt un petit retour aux sources...


Le rétro-gaming... à la mode ?

Apparemment, il faut le croire... comme je disais, même si les jeux ont plutôt tendance à aborder d'autres domaines, leurs concepteurs savent quand même quelle était la clé de leur succès. Comme la plupart des joueurs regrettent que les jeux d'aujourd'hui soient moins addictifs, ils se rabattent sur les jeux d'antan, ce qui est logique après tout...
C'est quand même sur d'anciennes consoles qui nous évoquent beaucoup de souvenirs que sont sortis des jeux aujourd'hui mythiques qui suscitent toujours l'intérêt des joueurs de nos jours. Et la nostalgie d'une époque durant laquelle on se fait des souvenirs y est probablement pour quelque chose.
Même si certains pensent qu'il faut arrêter de ressasser le passé, parfois ce n'est pas une mauvaise idée. Après tout, même durant l'Humanisme et la Renaissance, les érudits de l'époque valorisaient l'Antiquité qui apportait plus que le Moyen-Age, qui, lui, était rejeté... (ça, c'était pour la petite touche culturelle dans un article qui porte sur un sujet qui ne l'est pas ).

Sauf qu'il ne suffit pas de dire "c'était mieux avant", il faut aussi concevoir les jeux pour espérer reconquérir les gamers. Et c'est là que la vision des concepteurs change... toute la différence réside dans leur manière d'exploiter cette richesse qu'ont les jeux rétro.


Les portages et les remakes : des solutions de facilité ?

Ce n'est pas rare de voir des remakes et des rééditions de certains anciens jeux sur des consoles plus récentes : la série des Super Mario Bros/Super Mario World, Ocarina of Time, Pokémon Rouge/Vert/Bleu/Or/Argent/enfin bref les versions gameboy... bien que parfois ils s'avèrent avoir un peu vieilli (la série des Nes classics proposée sur GBA) ou ne pas forcément convaincre (par exemple, ce n'est pas le style graphique de Nightmare in Dreamland qui réussira à surpasser la version Nes de Kirby's Adventure pour moi). Désolé de parler autant de Nintendo, mais j'ai essentiellement joué à leurs jeux jusque-là, plus que du côté de Microsoft ou Sony... et puis Nintendo m'aide au moins à trouver des exemples pour étayer mes propos (et ce n'est pas toujours valorisant, hein).

Mais au moins, on peut être sûr d'y voir la "patte" des concepteurs de ces jeux d'antan. On s'intéresse donc au public de ces jeux : des gamers nostalgiques. Mieux : on peut aussi espérer en conquérir de nouveaux, qui pourraient bien accrocher à ces styles !

En apparence, c'est donc une solution qui semble très satisfaisante, mais dans certains cas, elle ne semble relever que d'une simple stratégie commerciale. En effet, certains joueurs risquent de voir d'un mauvais oeil le fait de devoir acheter un jeu auquel ils ont déjà joué (sous prétexte d'avoir joué à leur série préférée) alors que celui-ci ne présente pas nécessairement d'évolution majeure par rapport au support d'origine. C'est vrai, après tout, pourquoi acheter une nouvelle console si c'est pour avoir dessus les mêmes jeux que ceux qu'on avait déjà ? Par ailleurs, le fait de payer un jeu "ancien" aussi cher, voire plus, qu'un jeu récent, a du mal à faire passer la pilule. Exemple : la série des Nes classics sur GBA, qui, certes, part de l'intention louable de faire découvrir des jeux à l'ancienne sur une console plus récente, mais qui les propose au même prix que n'importe quel jeu, à l'unité. Le client lambda appréciera sûrement de payer autant pour un jeu qui a quand même plutôt vieilli et qui ne le retiendra pas aussi longtemps qu'un jeu plus récent.

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Aaaah, la GBA... combien de remakes a-t-elle donc accueilli sur son écran... et, au fait, la dernière console portable que j'ai eue a été la Gameboy Color. Si on excepte les fois où ma soeur me prête sa Nintendo DS (vous ne croyez quand même pas que j'ai sorti mon test d'Hotel Dusk du chapeau magique, j'espère ?).  

 
Par ailleurs, il faut aussi faire attention à ne pas en faire trop et à diversifier un peu les rééditions, plutôt que de rééditer toujours les mêmes choses !
Un exemple typique est Super Mario All-stars : alors qu'à l'époque de la Super Nes, il faisait l'effet d'une bombe, car il apportait des modifications significatives par rapport aux jeux de la Nes (graphismes 16-bits, sauvegardes, et tout simplement le fait d'avoir réuni quatre jeux en un, dont le véritable Super Mario Bros. 2 : The Lost Levels qui était alors inédit en Occident), aujourd'hui sa version Wii fait autant d'effet qu'un bol de soupe, vu qu'elle n'apporte strictement rien par rapport à la version Super Nes. Pas même une réédition de Super Mario World, qui était pourtant inclus dans une édition spéciale SMAS + SMW du temps de la Super Nes, aux Etats-Unis. Pour la nostalgie, autant essayer de retrouver la cartouche d'origine sur Internet ou dans un magasin spécialisé, ce sera probablement plus rentable... ou, mieux, se tourner vers un émulateur Super Nes.
Un autre exemple pourrait être donné par Zelda : Ocarina of Time. Certes, la plupart des fans de Zelda le considèrent comme le meilleur de la série, mais pourquoi est-ce quasi systématiquement cet opus-là qui a droit à des rééditions ou à des remakes pour chaque nouvelle console, de la version Gamecube à la 3DS ? Pourquoi pas Majora's Mask, par exemple, qui, d'ailleurs, a quand même repris une bonne partie de son gameplay à son prédécesseur ? Le succès de la saga se limite-t-il au seul opus qu'est Ocarina of Time ? Ceux qui se sont arrêtés aux versions 2D apprécieront sûrement...


Bref, on l'aura compris : rééditer et sortir des remakes sont des solutions, mais ce ne sont pas forcément les meilleures.


S'inspirer et moderniser, et non pas bêtement copier

Heureusement, outre les remakes et autres portages à tire-larigot, les développeurs arrivent quand même à sortir des jeux qui nous rappellent les bonnes vieilles parties jouées sur la Super Nintendo ou Windows 98, mais qui sont quand même inédits... et surtout plus modernes.

Des exemples :
- New Super Mario Bros : sorti en 2006 ; mais avant celui-ci, le dernier Mario plateforme 2D datait quand même de... 1995 ! Il s'agissait alors de Yoshi's Island (peut-être plus considéré comme un spin-off vu son gameplay particulier, mais Super Mario World remonte à encore plus longtemps). Entre temps, il n'y aura eu que les remakes de la GBA pour continuer sur cette lancée (mais les remakes, hein... ), ou alors il fallait passer à la 3D, avec notamment Super Mario 64 (cela dit, le gameplay n'a presque rien à voir avec un plateforme 2D type Super Mario Bros, avec un niveau classique à finir).
- Donkey Kong Country Returns : idem, Donkey Kong 64 ne procurant pas forcément les mêmes sensations que les Donkey Kong Country de la Super Nes...
- Rayman Origins (pour une fois que je parle d'autre chose que de Nintendo, je vais m'attarder dessus tiens ) : on oublie tout ce qui concerne les lapins crétins, bien entendu. Les origines du succès remontent à Rayman (1), qui a marqué les esprits, et qui a même bien surfé sur la vague du succès, en proposant un éditeur de niveaux et une version de Rayman "faite par les fans". Ca aura duré jusqu'à Rayman 2, The sweet great escape. Et là, c'est le drame : on ne reconnaît plus l'esprit du 1. Non seulement le gameplay n'a plus grand-chose en commun avec son prédécesseur (normal), mais c'est également au niveau de l'univers et de l'histoire que ça ne suit plus. Ca a plu à certains joueurs, d'autres ne s'étant pas retrouvés (moi inclus) non... ensuite, il y a eu Rayman 3, puis les lapins crétins. Et finalement, Rayman Origins... qui n'aura peut-être pas été un succès commercial, mais en tout cas un succès critique. On pouvait retrouver l'esprit de Rayman avant les lapins crétins, avec tout de même des tendances modernes comme un mode coopération. Ce qui est tout de même regrettable, c'est que le jeu ne sorte pas sur PC, ce qui aurait pourtant été un joli clin d'oeil au succès du premier opus, qui a tout de même été le numéro 1 des ventes PC à son époque ! Etrange logique...

Finalement, c'est pas mal comme solution, et tout le monde y trouve son compte. Mais bon, tous les jeux ne doivent pas forcément appartenir à une saga, ni bénéficier d'une promo d'enfer pour plaire...


Et pour prendre le relais des développeurs professionnels, les amateurs tirent souvent leur épingle du jeu.


Les jeux amateurs, parfois comme un aboutissement des jeux professionnels

Il faut tout de même noter une différence notable entre un jeu amateur et un jeu commercial : le jeu commercial, comme son nom l'indique, est commercial.
L'amateur, lui, quand il produit un jeu, n'a pas toujours une telle motivation. Lui, ce qui l'importe, c'est le plaisir de créer un jeu. Le plaisir de voir un travail abouti de sa part et le plaisir de pouvoir le partager avec d'autres joueurs. Après tout, de son point de vue, il comprend bien que lui-même a bien raison d'être plus fier d'un jeu qui plaît aux autres... le statut d'un créateur de jeux amateurs est assez mixte, en effet : d'une part, il est créateur, mais d'autre part, il est aussi joueur, donc en tant que créateur, il créé son jeu, et en tant que joueur, il l'apprécie. Comme lui-même n'aurait pas envie de jouer à un jeu qui ne plaît pas, y compris à lui-même, il peut se placer du point de vue du joueur plus aisément pour cerner le style de jeu qui lui plairait.

Et c'est probablement ça qui fait que certains jeux amateurs ont leur charme : créés à la fois par un créateur et par un joueur, ils cernent plus facilement ce qui intéresse les joueurs. Et, dans ce sens, peuvent apparaître comme plus aboutis.

Certains, d'ailleurs, s'inspirent du rétro, et continuent même là où les professionnels se sont, en quelque sorte, arrêtés. Ceci peut expliquer l'intérêt du romhacking, avec par exemple le développement de la communauté de Lunar Magic, qui est très productive en matière de hacks inspirés de Super Mario World. Les créateurs prolongent le plaisir des Mario traditionnels en créant, par exemple, des hacks dans la continuité de ceux de la Nes ou de la Super Nintendo...
Mais ça ne s'arrête pas là : en effet, il n'y a pas toujours de romhacking pour faire un fan-game de ce genre. Après tout, les premiers fan-games Zelda avaient été créés avec RPG Maker, et essayaient de recréer l'ambiance des bons vieux Zelda comme A link to the Past ou Link's Awakening. Même si, aujourd'hui, les supports varient, laissant même la place à de la programmation pure et dure. Et la plupart du temps, il ne s'agit pas juste de photocopier les jeux d'origine, mais d'y ajouter sa touche personnelle, voire un peu plus d'originalité.

Évidemment, jeu amateur ne rime pas forcément avec fan-game : il ne s'agit pas toujours d'exploiter un univers créé par quelqu'un d'autre. Aussi, beaucoup de jeux n'hésitent pas à créer leur propre univers ou à en adapter un de manière originale (par exemple, Star Wars), inspirés ou non de jeux déjà existants... en tout cas, l'inspiration porte quand même ses fruits généralement.
D'autres, toujours en quête d'originalité, cherchent des principes assez peu exploités ou en développent eux-même des novateurs. Et là, ça peut donner quelque chose qu'on ne voit même pas dans les jeux commerciaux...




Conclusion

Bref, ce sont les différences entre les amateurs et les professionnels qui font... toute la différence.  
Dit comme ça, c'est un peu idiot, mais on constate que les amateurs n'ont généralement pas de limites (excepté le fait que la plupart du temps, ils ont tout de même des activités en dehors de ça), alors que les professionnels ont parfois bien des contraintes (money, money, money...), et leurs choix sont plus lourds de conséquences... pourtant, on leur doit quand même d'anciens hits qui ont efficacement inspiré certains créateurs amateurs, qui ajoutent cependant leurs propres idées pour en faire des jeux plus aboutis dans l'idée.
Évidemment, il y a des petits désagréments qu'on peut trouver dans des jeux amateurs et non dans des commerciaux, mais dans leurs intentions, les jeux amateurs sont parfois plus efficaces... et c'est bien pour ça qu'ils sont intéressants et que ce blog n'en parle pas pour rien. C'est un univers qui mérite bien une découverte...   

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commentaires

BOBO/Lunartoad 11/08/2010 19:09



Franchement, cet article m'as bluffé! j'ai  quasiment la même façon de penser pour ce qui est de l'intêret des jeux retro, je pense d'ailleurs qu'a l'époque des consoles 8-bit et 16-bit il
n'y avait pas que du commercial, on sentait quand même une énorme créativité du côté des dévellopeurs (suffit de voir Rainbow Resort dans Kirby Adventure ou comparer Paroduis à PES tout deux de
chez Konami)



garsim 12/08/2010 17:40



A l'époque, en fait, les enjeux devaient sans doute être différents... après tout, les jeux vidéo étaient un peu "restreints" (moins de marché, des joueurs ciblés), mais on soignait le public aux
petits oignons ; et aujourd'hui, ben dès que quelque chose a du potentiel, bah... on le commercialise. Et on a plus tendance à primer sur la quantité que la qualité...


Kirby's Adventure... ça, c'était une preuve que malgré le 8-bit, on pouvait avoir une ambiance magique. ^^ Parodius, par contre, je n'y ai jamais joué, il faudra que j'essaye ^^ (ça m'évoque
aussi d'ailleurs un blog BD dont je suis le correcteur orthographique qui a le même nom, mais je m'égare). Mais la comparaison me semble judicieuse, en tout cas, vu que des jeux de soccer, c'est
pas vraiment ce qui manque (surtout s'ils en sortent un par an...).


 


A ce propos (vu que l'article parle de rétro et de jeux amateurs ) , j'ai vu aussi que "Kid Xtreme" vient de sortir...
j'ai eu l'occasion de l'essayer (et de le finir d'ailleurs), il y aura probablement un autre test à prévoir. ^^